Je crois qu'il va falloir mettre pas mal de choses au clair...
Malheureusement, il me manque des morceaux du puzzle pour vraiment m'y mettre... Quoi que je pourrais être complètement honnête pour une fois!!!
Bon, je m'y mets... (*reprend son souffle un grand coup* Non, faut pas pleurer, ça n'écrit pas à ta place...)
Jeudi, nous sommes allées (avec ma maman) chercher Guillaume à la gare de Dôle, oui je l'ai supplié de venir plus tôt, parce que j'avais envie de lui à la base...
Tout à commencé là, alors je vous dirai tout sur tout, dans les détails s'il faut...
J'ai déjà commencé là, vous savez, on dit toujours qu'il faut résister aux garçons, que je peux avoir des envies et des refus, qu'il faudrait que je me fasse désirer limite... Bah voilà, j'ai dit ne pas vouloir de lui dès le soir, dans l'espoir que comme d'habitude il s'arrangerait pour me faire changer d'avis (et Dieu sait combien il lui ai facile de me faire changer). Il n'a pas insisté, et hop une pitite douleur pour commencer.
Mon cher Guillaume étant allergique à pas mal de choses et surtout à la poussière, dans ma vieille barraque à la con, il était dans la merde, vous le comprendrez bien... Je crois que ça a commencé là, à m'énerver, entre les remarques qui ne servaient à rien, j'aurai voulu lui améliorer les choses mais je ne pouvais pas faire plus que ce que peut un être humain...
Samedi je suis venue à la fête avec un peu d'avance sur ma soeur, Guillaume et Mély' que ma mère allait ramener, dans l'espoir d'aider François, et de me faire belle dans mon coin, peut-être un petit espoir de lui apparaître ainsi un peu plus belle au moment venu (c'te blague!!!).
Ils sont arrivés et mon coeur battait déjà un peu plus fort. Enfin bon, peu importe en réalité. Toute l'après-midi je me suis éclatée avec Mély et les autres, comme je ne l'avais jamais fais, j'ai profité d'une fête pour la première fois. Guillaume avait ramené de la vodka, oui, nous avions prévu de partir un peu dans ce que vous n'aimez pas, cette alcoolisme de malheur. Bon voilà, et donc je me suis bien amusée, et étrangement, j'ai commencé à souffrir de maux de tête relativement tôt pour mes habitudes, je crois que c'était les premiers signes, un panaché me donnait déjà la tête qui tourne, et goûter aux vodkas de Guillaume me donnait vraiment le tournis. Mais je ne voulais pas le montrer. J'avais promis à Guillaume que je serais forte, et qu'il pouvait faire ce qu'il voulait à cette fête, c'était ses choix et donc il assumait, nous n'avons aucun contrat entre nous.
Et Laura, je savais combien elle a besoin d'amour, et combien elle trouvait Guillaume beau. Alors comme une conne je les ai poussé l'un vers l'autre. C'est sûrement par masochisme, mais j'avais besoin de mettre du piment dans cette soirée, et de les voir partir dans leur côté sans que je ne puisse rien faire. C'était un moyen certain pour moi de me prouver que je pouvais le faire, je pouvais accepter de le voir tenant d'autres filles que moi, après tout nous ne sommes qu'amis.
Et voilà, c'était peut-être une manière de me servir de Laura, mais je ne le voyais pas tant comme ça, au fond je voulais vraiment qu'il se passe quelque chose pour elle, parce que je veux qu'elle comprenne ce que c'est, qu'elle sache, et qu'elle ressente un peu d'amour, de ce que c'est en réalité. Mais rien n'y faisait, je le savais bien qu'en réalité j'avais déjà mal. Mais je suis comme ça, je préfère souffrir moi que voir les autres souffrir. Et Laura mérite le bonheur comme tous. Bref...
J'ai fait l'idiote et je le reconnais depuis le moment où ça a commencé, mais emportée par mon flot de faux-courage, j'ai continué. C'est quand j'ai vu le bras de Guillaume autour de sa taille que j'ai compris qu'en réalité je me mentais. Il s'est retourné et je l'ai vu, souriant en la tenant. C'est là, que je suis partie dans mon délire. J'ai foncé vers la bouteille de vodka, parce que je savais que son mauvais goût me calmerait, et ça me donnait l'impression que je pourrais tout faire sans plus rien craindre. C'est ça la sensation que procure l'alcool, et mes crises... Je me suis enfilée un verre peu importe avec quoi, et faisant mine de chercher François je suis passée devant eux deux, blindée de rage. J'étais déjà très tendue, et de les voir si près l'un de l'autre, c'était de la torture, et je m'en voulais de m'être infligée ça toute seule (parce que Laura ne serait pas partie vers lui sans moi, elle avait trop peur).
Quand je suis retournée vers la salle des fêtes, Mélanie m'a demandé ce que j'avais, probablement mes yeux devaient avoir du mal à suivre, et je crois ne pas avoir de pire regard que quand j'ai bu et que je sens la panique et la rage monter. Je m'excuse ne serait que pour ça. J'ai failli pleurer en lui disant que ça se passerait entre Laura et Guigui, mais je me suis retenue, je n'aurais sûrement pas du. Je ne voyais déjà plus personne, juste ce que je venais de voir, Laura, Guillaume, si près. J'ai fait un tour, un grand, espèrant me détendre un peu, ou que quelqu'un viendrait me chercher pour ne plus que je tourne autour d'eux. Je passais sans cesse devant eux, jusqu'au moment où j'ai frôlé de vomir. Là, je me contrôlais vraiment plus, je suis allée tout droit vers eux, je fixais Guillaume mais ne le voyait plus. Je me suis approchée de lui, et lui ai dit que là maintenant j'aurais été capable de frapper si je n'étais pas si crevée (bon j'ai pas du dire ça exactement, mais c'était ça que ça voulait dire).
Et là je me suis rendue compte de ce que je venais de dire, de ce que mes pensées racontaient (je voulais en frapper un des deux), alors, j'ai tourné les talons, et j'ai commencé à partir, avant de m'énerver. J'ai jeté mon verre vers eux, tant la vodka me semblait dégueu', et je suis partie. Quelques secondes après je crois j'ai croisé Mélanie et quelqu'un mais je n'ai pas vu qui, elle m'a demandé si ça allait je crois, et je n'ai pas répondu, j'y arrivais pas, je fixais droit devant moi, incapable de rien comprendre. Je suis partie en courant quand je me suis rendue compte que quelqu'un me suivait. Je n'ai compris qu'une chose c'était Guillaume, mais je ne voulais pas qu'il me touche même simplement, j'avais trop peur.
C'est par défense je suppose que quand j'ai compris qu'il allait me toucher que je suis tombée. Et oui, c'est comme ça que commence mes crises, toujours, par peur d'être touchée.
Il m'a aidé, m'a relevé, m'a forcé à faire preuve de force en ne tombant pas, en lui disant ce qui n'allait pas. Je lui ai dit, pour résumer, que je l'aimais plus que je ne me l'étais permis. Dans ma tête une chose seule tournait... Je t'aime, je t'aime, et je t'aime. Mais da ma philosophie, je n'avais pas le droit de l'aimer, et encore moins de le dire. Alors, ma rage ne s'est pas calmé non au contraire, je lui avais dis alors qu'il m'avait interdit de dire ce mot s'il n'était pas sincère et réciproque éventuellement, et je ne voulais pas qu'il soit sincère ce mot. Alors "Amour" était mensonge et limite horreur. Je crois qu'il me ferait plus peur qu'un être humain, plus que moi-même, qui suis déjà ma pire peur.
J'ai du me débattre longtemps parce que je ne voulais pas lui parler, ni même le regarder, et encore moins qu'il ne me touche après être parti sans problème vers Laura. Je lui en voulais d'être allé si facilement vers elle, sans se faire prier plus longtemps. Mais en même temps je savais qu'il en souffrait, parce qu'il ne voulait pas à la base, mais il était soul, et donc il était 'fragile' dirons-nous.
J'ai foncé vers Laura, parce que je ne pouvais faire de mal à Guillaume, incapable de le toucher vraiment. Je l'ai poussé parce que je n'avais pas le courage pour la frapper. Pour moi, en cet instant, je considèrais qu'elle n'aurait jamais du se laisser aller aux bras de Guillaume, par respect pour moi ne serait-ce. C'est ridicule de la pousser ainsi pour ensuite pleurer de ce que je l'avais forcé à faire.
Nous avons discuté, je suis tombée, me suis débattue encore d'autres fois, Guillaume était là toujours, c'est tout ce que j'ai vu et compris. Il m'a dit être là pour moi, être mon meilleur ami, et ne jamais partir tant que je n'aurai pas la force de le laisser partir de moi-même... Bon, après, il a du se passer des tas d'autres choses, mais je n'étais pas capable de le voir clairement, j'étais ailleurs, perdue entre moi, et lui, amoureuse et honteuse.
Je crois ne pouvoir mieux résumer ce qu'il s'est passé dans ma tête en ces instants. Maintenant, Julie me fait la gueule sans expliquer le pourquoi du comment et Guillaume aussi, lui que je pourrais perdre en aucun cas...
Je suis vraiment désolée pour tout ça, ma faute est grande envers Laura et lui, mais je ne peux retourner en arrière, et j'en suis sincèrement désolée.
Sur ce, peut-être que je trouverai d'autres choses à dire, mais pour le moment ce sera tout. Merci d'avoir lu et de m'avoir écouté...